Ventes en forte hausse, augmentation des autorisations de permis de construire et des mises en chantier… Le 3ème trimestre a confirmé la dynamique positive du logement neuf en 2016.

Pour la 8ème fois consécutive, l’Observatoire FPI enregistre au 3ème trimestre 2016 une nouvelle hausse des ventes totales de logements qui atteint +25,1 % par rapport au 3ème trimestre 2015, avec un total de 31 824 logements réservés.

Le retour des acheteurs

Cette évolution s’inscrit dans la continuité du 1er semestre, qui avait vu les ventes progresser de 22,7 %. Tous les segments de marché contribuent à cette dynamique : ventes au détail (+ 27,6 % par rapport au T3 2015), ventes en bloc (+ 13,8 %) et ventes en résidences services (+ 25,0 %).

Dans un contexte favorable (faiblesse des taux d’intérêt, extension du PTZ et maintien des aides de l’Etat), investissement locatif et accession alimentent simultanément la croissance du marché : les ventes aux investisseurs (+ 27,2 %) augmentent pratiquement dans les mêmes proportions que celles aux propriétaires occupants (+ 28,1 %).

Même si l’amplitude est moindre, la tendance est identique pour les chiffres de la construction. Entre août et octobre 2016, 118 600 autorisations de construire ont été délivrées. Sur une tendance haussière (+ 16,2 % par rapport à la même période de 2015) depuis 15 mois maintenant, cette évolution sur 3 mois glissants est cependant moins marquée qu’à fin septembre, en progression (+17,3 %) comme en volume (119 300 autorisations délivrées de juillet à septembre 2016).

Côté mises en chantier, avec 86 700 logements débutés entre août et octobre 2016, la hausse atteint 9,2 % par rapport à la même période de 2015. Le rythme est donc moins soutenu, mais il s’amplifie en raison du décalage temporel entre la signature des autorisations et les premiers coups de tractopelle. L’écart est d’autant plus net que, dans un cas comme dans l’autre, ce sont en premier lieu les logements collectifs qui tirent le secteur, avec une augmentation de 22,3 % des permis de construire et de 12,9 % pour les débuts de travaux.

Desserrer les contraintes

Aussi encourageante soit-elle, cette progression des autorisations et des mises en chantier reste donc bien en-deçà de celle que constate l’Observatoire de la FPI en matière de ventes. Résultat : le rythme des lancements commerciaux ne suffit pas à réduire la pression sur l’offre commerciale.

Celle‐ci, qu’il s’agisse de logements en projet, en cours de construction ou livrés, représente 10,1 mois de commercialisation à fin septembre, contre 12,4 mois un an plus tôt et 14 mois en 2014. Cette moyenne nationale masque cependant des situations de tension particulière dans plusieurs grandes agglomérations, ou le stock peut descendre jusqu’à 7 mois.

Pour la FPI, « aucun indicateur ne révèle d’incapacité de l’appareil de production des entreprises de promotion à répondre à une demande en croissance. Les raisons de la tension sur l’offre sont donc à rechercher dans la rareté du foncier, la complexité réglementaire croissante des opérations d’aménagement et de construction et l’usage abusif des recours contre les permis de construire, qui conduisent à ce qu’une opération de construction puisse difficilement s’achever avant un délai de quatre ans. C’est sur chacun de ces trois axes que la politique du logement doit rapidement progresser. »

D’autant que cette insuffisance des mises en vente face à une demande croissante n’est pas sans conséquence sur les prix dont l’évolution, sur la France entière, est de + 3,4 % en 12 mois.

Ventes immobilières neuf

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