Comme chaque trimestre, « Propriétaires » vous propose de partir à la découverte d’une région ou d’un département, à travers son marché immobilier, bien sûr, mais aussi, et peut-être surtout, en nous attardant sans la moindre prétention d’exhaustivité sur ce qui fait son charme : spécialités gastronomiques, centres d’intérêt, sites remarquables… Dans ce numéro, nous vous proposons de visiter le Var, avec trois guides occasionnels : Béatrice Poinsot, Philippe Orengo et Laurent Boillet, sociétaires du réseau à la Crau, Solliès-Pont et au Pradet.

IMMOBILIER : LE GRAND BEAU

Onze mille habitants, au bord de la Méditerranée, à mi-chemin entre Toulon et Hyères, le Pradet fait partie des secteurs recherchés. « Le marché commence de nouveau à se tendre, confirme Laurent Boillet, et, après une baisse assez nette entre 2009 et 2014-2015, puis une stabilisation, les prix repartent lentement mais sûrement à la hausse. Revers de la médaille : nous manquons de biens. Même si nous recevons des acheteurs tous les jours, le volume d’activité s’en ressent : nous consacrons beaucoup de temps à la recherche de biens immobiliers au juste prix ».

Philippe Orengo gère deux agences l’ADRESSE à Solliès-Pont et Vidauban. « Solliès présente une particularité : on y trouve encore des terrains ! La ville accueille donc tous ceux qui veulent vivre un peu plus au vert qu’à Toulon, et nous avons vécu un premier trimestre particulièrement dynamique : nous avons triplé notre chiffre par rapport à la même période de l’an dernier. Plus à l’intérieur, le marché de Vidauban est davantage lié au tourisme, à la Provence verte, avec encore beaucoup de résidences secondaires et d’acheteurs étrangers. Là, à l’inverse, le début de l’année a été très calme, mais l’activité à l’air de redémarrer avec le retour des beaux jours. Je travaille aussi beaucoup sur la location et la gestion, où le marché est nettement meilleur et beaucoup plus fluide qu’il y a deux ou trois ans. »

A la Crau aussi, commune de 17 000 habitants une quinzaine de kilomètres à l’intérieur des terres entre Hyères et Toulon, le premier trimestre a été dynamique. « Après une bonne année 2016, sous l’influence des taux d’intérêt favorables, nous avons encore enregistré beaucoup de demandes sérieuses d’acquéreurs, se félicite Béatrice Poinsot. Nous avons beaucoup destocké, même des mandats assez anciens ; nous avons aussi réalisé des entrées sorties-rapides. C’est en revanche un peu difficile pour les entrées de mandat. Mais le marché est au beau fixe, tant pour la vente que pour la location ».

QUALITE DE VIE : LE CIEL, LE SOLEIL ET LA MER

Quand il s’agit d’évoquer la qualité de vie dans le département, c’est immanquablement l’ensoleillement qui est d’abord évoqué. « Trois cents jours de soleil par an, se réjouit Laurent Boillet. Quand on vient comme moi de Normandie, cela représente mille heures de soleil en plus chaque année ! Tout cela à proximité de la mer et de toutes les activités nautiques, avec la présence de massifs et de sentiers magnifiques pour aller randonner… »

D’autant que ce soleil inonde en effet des décors de carte postale. « J’ai vécu douze ans à Paris, se souvient Philippe Orengo. Retrouver pratiquement tous les matins ce ciel si bleu, cette lumière et cette nature éblouissante m’émerveille toujours autant. Je crois vraiment que le Var est l’un des plus beaux départements de France. S’y ajoute l’art de vivre en Provence, toujours tourné vers l’extérieur. On peut manger dehors au mois de décembre, se promener au soleil en janvier… »

Un art de vivre que Béatrice Poinsot savoure aussi au plus haut point à la Crau.  « Cela fait 19 ans que j’y vis, et c’est un compromis parfait entre ville et village. Nous bénéficions d’excellentes infrastructures, à un quart d’heure de Toulon ou de Hyères, dans le calme et la tranquillité d’une commune dynamique mais à taille humaine ; à dix minutes des plages mais sans l’afflux des touristes l’été. »

LE(S) SITE(S) : UNE NATURE EBLOUISSANTE

Le Var, c’est d’abord une richesse naturelle incomparable. « Comment ne pas commencer par évoquer Porquerolles ?, s’interroge Philippe Orengo. En un quart d’heure de bateau, vous  vous offrez un dépaysement comparable à celui des Antilles ».

« N’oublions pas non plus la splendide presqu’île de Giens, ajoute Laurent Boillet. Avec Porquerolles, c’est effectivement un des plus beaux endroits du secteur. Porquerolles a quand même vu l’une de ses plages désignée plus belle d’Europe en 2015 ! »

« Parmi les îles d’Or, même si Porquerolles est effectivement magnifique, je lui préfère encore Port-Cros, répond Béatrice Poinsot, plus sauvage, plus authentique à mes yeux. Plus près de chez moi, j’aime aussi me promener au domaine de la Castille ou escalader le Fenouillet, d’où la vue est superbe ». Originaire du nord du département, elle avoue également un penchant particulier pour les gorges du Verdon ou le plateau de Valensole. Très nature, Philippe Orengo aime aussi l’intérieur des terres, mais il s’éloigne moins du littoral pour gagner les glacières de Mazaugue, dont les bassins de congélation ont fonctionné entre la deuxième moitié du XVIIe siècle et le début du XXe, l’abbaye du Thoronet, le site le plus visité du département, ou la Chartreuse de la Verne, au cœur des collines qui surplombent Collobrières.

Tous trois tombent d’accord quand ils évoquent le sentier littoral qui part de la Londe pour arriver au fort de Brégançon, résidence d’été des présidents de la République ouverte au public depuis 2012. C’est également le cas de la célébrissime gendarmerie de Saint-Tropez, transformée l’an dernier en musée de la gendarmerie et du cinéma, où trône une statue en bronze, grandeur nature, de Louis de Funès.

Enfin, impossible de parler du Var sans évoquer le Stade Mayol, connu de tous les fans de rugby de la planète et redouté de tous les joueurs, à l’exception de ceux du Rugby Club Toulonnais qui, portés par un public de feu, y tutoient les sommets depuis plusieurs années.

L’ EVENEMENT : UNE PLUIE… DE FESTIVALS

Dans un département qui accueille plusieurs millions de touristes chaque année, l’été n’est qu’une succession de rendez-vous culturels et musicaux. « Les nuits du château, à Solliès, sont devenues l’un des rendez-vous les plus importants pour les amateurs de variétés, se réjouit Philippe Orengo. Cette année, début juillet, elles accueilleront notamment Michel Sardou, Vianney et Christophe Mae. Et la scène en plein air, au pied du château, a quelque chose de magique ». « Je suis très branchée musique, et c’est effectivement un de mes rendez-vous », confie Béatrice Poinsot.

Au même moment, les amateurs de jazz, eux, retrouvent plutôt à Porquerolles, ou à Toulon. « L’avantage de Jazz à Toulon, c’est que les concerts sont gratuits, note Philippe Orengo. Cette année, 13 concerts d’artistes régionaux, nationaux ou internationaux feront vibrer les places du centre-ville.

Littoral oblige, les manifestations liées à la mer sont également légion. « L’an dernier, Toulon a accueilli une manche de l’America’s Cup, et le succès a été tel qu’un retour de l’épreuve n’est pas exclus, rappelle Laurent Boillet. En attendant, les plus grands navigateurs ou kite-surfeurs  se donnent rendez-vous tous les ans à Hyères, Saint-Tropez ou Porquerolles ».

Dans un autre registre, Solliès-Ville devient chaque année, le dernier weekend d’août, la capitale française, voire européenne de la BD. Comme à Angoulême, toutes les plus grandes stars du 9ème art sont venues dans ce village de 2500 habitants perchés sur sa colline, y attirant à chaque fois plusieurs dizaines de milliers de visiteurs. Un peu plus tôt, au début du printemps, Hyères accueille un autre rendez-vous à la réputation croissante : le Festival de la mode et de la photographie.

CUISINE ET DEPENDANCES

« Je suis plus poisson que viande, prévient Béatrice Poinsot. Et  j’aime une cuisine assez simple : un bon loup grillé au barbecue, une poêlée de seiches persillées ou des pâtes aux fruits de mer me conviennent parfaitement ! Côté légumes, une ratatouille, ou des poivrons grillés relevés d’un filet d’huile d’olive et d’une pointe d’ail… »

Laurent Boillet aussi est très porté sur les produits de la mer. « J’ai mangé hier un bruscain, mélange de lotte, de langoustines, crevettes, bulots et autres poissons. C’était fabuleux ».

S’il adore la bouillabaisse ou le poisson sous toutes ses formes, à l’image de son agence, Philippe Orengo aime aussi une cuisine plus terrienne. « Les collines environnantes regorgent de sangliers, que j’aime autant en daube, qu’en civet ou à la braise. Et j’ai la chance de pouvoir manger de temps en temps des brochettes de grives, un plat typique de l’univers de Pagnol que l’on trouve aussi beaucoup de le Haut-Var. »

Le tout arrosé, avec modération, d’un bandol, d’un coteau varois ou d’un côte de Provence. Blanc, rouge ou rosé, ils sont désormais d’une qualité qui n’a plus rien à envier aux plus grandes régions viticoles, Bordeaux ou Bourgogne en tête. Et les amateurs de bière peuvent même désormais consommer local : la Trop ou la bière de Porquerolles, pour ne citer qu’elles, peuvent satisfaire les plus exigeants.

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