Pour les gros contribuables adeptes de bâtiments chargés d’histoires et en quête de diminution d’impôts, le dispositif Malraux, vieux de plus de 50 ans, peut encore être une solution à envisager d’autant plus que les nouveaux quartiers éligibles en 2016 le resteront en 2017.

Parmi les outils de défiscalisation immobilière, le Malraux est majoritairement approuvé par les plus grands contribuables, pour cause, il se départi du plafonnement des niches fiscales. De plus, le dispositif a été élargi. En effet, « les zones d’éligibilité à la réduction Malraux sont plus nombreuses. Des quartiers dits « dégradés » sont désormais éligibles au Malraux, par exemple dans le centre-ville d’Aix-en-Provence ou dans celui de Carcassonne », indique Christine Chiozza-Vauterin, responsable de l’offre immobilière chez Banque Privée 1818

Des anciens quartiers bien situés certes, mais vigilance est de mise sur l’état du quartier, son potentiel locatif et son devenir selon le plan urbain.
Et cela à juste raison, car la réduction d’impôt, dans le cadre du Malraux est conditionnée par un engagement locatif d’une durée de neuf ans minimum. En cas de non-respect de cet engagement, le fisc peut réclamer la restitution intégrale de la carotte fiscale.

L’astuce consiste à acheter un immeuble classé pour le rénover entièrement afin de le louer.

Soit vous bénéficiez d’une réduction d’impôt égale à 30% du montant des travaux engagés (eux-mêmes plafonnés à 100 000 €/an), si le bien est dans un secteur « sauvegardé » ;
Soit la réduction atteint 22% si l’immeuble se trouve dans une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP).

Sachez que d’un programme à l’autre, la part des travaux varie entre 30% et 70% du ticket global. Soyez-en attentif.

Plus qu’une défiscalisation, le Malraux est un investissement patrimonial dont la rentabilité, peu élevée (autour de 2,5)  doit être envisagée sur le long terme.

Malraux

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