Comme cela avait déjà été le cas en 2013 et en 2015, la remontée des taux des crédits immobiliers constatée au premier semestre aura été courte et de faible ampleur : ils ont (légèrement) rebaissé en juillet.

Selon les chiffres de l’Observatoire Crédit Logement CSA, en juillet, hors assurance et coût des sûretés, ils s’établissaient en moyenne à 1,55 % (1,65 % pour l’accession dans le neuf et 1,58 % pour l’accession dans l’ancien). Pour mémoire, ils se situaient à 1,52 % en juillet 2016 ; à 2,2 en décembre 2015 et à 3,22 en décembre 2012. Restées stables durant plus d’un an, la durée moyenne des prêts accordés s’est allongée depuis fin 2016, pour s’établir à 217 mois (244 pour l’accession dans le neuf, et 230 pour l’accession dans l’ancien).

Le coût des opérations réalisées par les ménages continue d’augmenter rapidement (+6,7 % en glissement annuel sur les 7 premiers mois de 2017). Il atteint désormais 4,10 années de revenus, contre 3,93 en juillet 2016, dans la mesure où la progression des revenus des ménages qui réalisent les opérations (+2,2 % depuis le début de l’année) est moins rapide que celle du coût des acquisitions. Enfin, après plusieurs années de dégradation, le niveau de l’apport personnel augmente à un rythme qui se renforce depuis un an (+3,8 % sur les 7 premiers mois de l’année, en glissement annuel contre -0,8 % en 2016).

En elle-même, l’évolution des taux constatée depuis le  début de l’année n’a donc que peu d’incidence sur la solvabilité des acquéreurs, moins en tout cas que le redémarrage des prix à la hausse, qui semble commencer à affaiblir la demande de prêts. Dès avril, celle-ci a présenté des signes d’essoufflement et le repli s’est confirmé en mai. Alors qu’habituellement le marché se redresse rapidement au début du printemps, cette année, l’activité a reculé, après des mois d’hiver nettement plus actifs qu’à l’habitude.

Pouvoir d’achat : + 30 %

L’encours de crédit immobilier par ménage propriétaires est de 49.870 euros, d’après une étude du Crédit foncier. Un résultat qui place la France au neuvième rang européen si l’on rapporte ce chiffre au revenu disponible brut des ménages.

Les encours de crédits immobiliers, en France, ont tout de même augmenté de 4,7 % en un an, pour se situer à 928 milliards d’euros fin 2016 (troisième place européenne). L’un des probables effets de la baisse des taux.

D’après l’étude, entre 2008 et 2016, le pouvoir d’achat des Français, en terme d’immobilier, a augmenté de 30 % (en surface de bien), principalement grâce à cette baisse des taux.

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