Grenelle. Dans une tribune récente, Jean-François Buet se prononce pour la tenue d’un « Grenelle du logement ». Le président de la FNAIM regrette en particulier que ne soit plus évoqué l’engagement pour qu’une loi d’ampleur sur le logement soit votée avant la fin de l’année. Déplorant que les gouvernements précédents aient « négligé la concertation et la réflexion », Jean-François Buet souhaite réunir tous les acteurs du logement pour répondre aux questions de fond et définir une vision à long terme.

Nouvelle étiquette. Le Parlement européen s’est prononcé au début de l’été en faveur d’une réforme de l’étiquette énergétique. Plus rigoureuse, sa nouvelle échelle ira de A à G et ne comprendra plus de catégories intermédiaires. Si elle est entérinée par un vote formel du Conseil et de la Commission, la réforme concernera 15 groupes de produits comme les téléviseurs, les réfrigérateurs ou les machines à laver et s’appliquera pour la plupart de l’électro-ménager à partir de 2020. Le délai sera plus long pour les chaudières ou es chauffe-eau, qui n’afficheront vraisemblablement pas de nouvelle étiquette avant 2030.

Boîte à idées. Le ministère de la Cohésion des territoires a consulté cet été les acteurs du logement, de la construction et de l’aménagement, pour recueillir leurs idées concrètes et propositions d’amélioration ou de simplification avant d’élaborer le projet de loi pour le logement promis pour cet automne. Collectivités locales et acteurs de la construction avaient jusqu’au 10 septembre pour rendre leur copie. Dossier à suivre dans les prochains numéros.

75 milliards. C’est, en euros, ce que représentait en 2015 le marché de la rénovation de logements en France, selon une étude réalisée par le Club de l’amélioration de l’habitat, à partir de données officielles. L’analyse révèle notamment que 81 % des commanditaires sont des particuliers, propriétaires ou locataires, et que les bailleurs sociaux n’en représentent que 16 %. Maisons individuelles et logement collectifs se partagent le marché plus équitablement, avec respectivement 37 et 38 milliards d’euros. Enfin, l’auto-réhabilitation (travaux effectués sans recourir à un professionnel) représente 12 milliards d’euros, soit près de 20 % des dépenses des ménages.

Tiercé gagnant. Paris Nice et Marseille sont, dans cet ordre, les trois villes françaises dont la valeur patrimoniale est la plus élevée. Selon un chiffrage réalisé par la FNAIM et un économiste, habitations, bureaux et commerce, représentent un capital de 700 milliards d’euros à Paris, 82 milliards à Marseille et près de 58 milliards à Nice. Nantes (41,5 milliards), Bordeaux (33,6 milliards) et Strasbourg (28,3 milliards) complètent le classement.

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