Risque électrique. Dans le parc ancien, plus de deux logements sur trois présentent au moins un risque électrique au moment d’être mis en location, selon une étude du Groupe de réflexion sur la sécurité électrique dans le logement (Gresel). L’anomalie la plus fréquemment constatée est le défaut de mise à terre, dans 41 % des logements. Suivent la vétusté des matériels électriques (34 %) et les problèmes de protection contre les surintensités (27 %). L’étude révèle aussi que seuls 10 % des propriétaires connaissent l’ancienneté de leur installation électrique. On recense chaque année en France 50 000 incendies d’habitation de source électrique, ce qui représente le quart de la totalité des incendies domestiques.

APL. Initialement envisagé pour janvier, le nouveau mode de calcul des APL sera finalement mis en place en avril prochain. La réforme prévoit de prendre en compte les revenus en cours du bénéficiaire, et non plus ceux de l’année N-2. Elle devrait permettre à l’Etat d’économiser un milliard d’euros. 6,5 millions de foyers bénéficient de l’aide personnalisée au logement.

Handicap. Le Conseil de l’Europe a mis en en garde la France contre une « diminution significative » du nombre de logements neufs obligatoirement accessibles aux handicapés, mesure controversée du projet de loi Élan. Adoptée en première lecture en juin, la loi Élan (Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) prévoit le passage de 100 % à 10 % de logements accessibles aux personnes handicapées dans la construction neuve, les 90 % restants devant être « évolutifs », c’est-à-dire rendus accessibles à l’issue de travaux simples.

Ascenseurs. Afin de couper court à la polémique née de cette diminution, le gouvernement prépare un décret pour ramener l’obligation d’installation d’un ascenseur dans le neuf de quatre à trois étages. Selon Sophie Cluzel, la secrétaire d’Etat en charge du handicap, cette mesure « permettra de doubler le nombre de logements neufs supplémentaires réellement accessibles ».

Plan solaire. Le ministère de la Transition écologique et solidaire vient d’annoncer une batterie de mesures visant à « accélérer le déploiement de l’énergie solaire ». Parmi elles, le développement de l’autoconsommation, l’augmentation du soutien de l’État aux dispositifs « thermo-solaires » (les chauffe-eau solaires et les chauffages solaires combinés – chauffage et eau chaude) ou l’instauration d’un taux minimum en chaleur renouvelable dans tous les bâtiments neufs. Selon le gouvernement, le gisement identifié sur toitures est estimé aux alentours de 350 GW. Le potentiel photovoltaïque mobilisable au sol ou sur des parkings dans la moitié sud de la France est pour sa part évalué à 775 GW (soit près de 100 fois les capacités solaires aujourd’hui installées en France) hors terres agricoles.

Encadrement. La cour administrative d’appel de Paris a confirmé fin juin l’annulation de l’encadrement des loyers dans la capitale décidée à la fin de 2017. Une décision identique est attendue à Lille. Prenant acte de la décision du tribunal, Jacques Mézard, le ministre de la Cohésion des territoires a toutefois déclaré que de « nouvelles bases juridiques » seraient introduites dans la loi Elan. Des dispositions permettront « aux collectivités en zone tendue qui le souhaitent, d’expérimenter l’encadrement des loyers sur leur territoire ou une partie de leur territoire ».

Expérience. Deux étudiants montpelliérains emménagent à la rentrée dans un logement particulier. Equipé de 16 capteurs au m², il sert de cadre au projet « HUman @ home », qui mobilise une soixantaine de chercheurs, dans des disciplines aussi variées que l’informatique et l’électronique, l’architecture, le droit ou l’économie, les sciences de la santé et celles du comportement. Ils analyseront des milliers de données produites par les locataires. Les premiers enseignements devraient être connus d’ici l’été prochain.

Palmarès. Spécialisé dans la conception et le conseil pour l’environnement naturel et construit, le groupe Arcadis a publié son rapport annuel sur les coûts de construction dans 50 métropoles de par le monde. Paris figure en 18ème place du classement, dominé par des villes états-uniennes comme San Francisco (1er), New York (2ème), Boston (5ème) ou Chicago (7ème) La dernière marche du podium est occupée par Hong-Kong. Deux villes européennes figurent dans le Top 10 : Londres (8ème) et Genève (10ème). Toutefois, selon l’étude, les importants chantiers de construction/rénovation d’infrastructures prévus dans les années à venir pourraient bien accentuer la pression sur les coûts à Paris.

Litiges. Le nombre des litiges entre particuliers et fournisseurs d’énergie a augmenté de 19 % l’an dernier par rapport à l’année précédente. Dans son dernier rapport, le médiateur de l’énergie dresse un bilan « mitigé » du fonctionnement des marchés du gaz et de l’électricité. Jean Gaubert a notamment enregistré plus de 1500 plaintes liées à des pratiques de démarchage « trompeuses ou déloyales ». Mais plus de la moitié (52 %) des 14 548 réclamations recensées par le médiateur portaient sur la facturation des consommations.

Efforts attendus. La France doit faire davantage d’efforts si elle veut atteindre ses objectifs en matière de transition énergétique. C’est en tout cas ce qui ressort des propositions formulées par l’Ademe dans le cadre du débat public sur l’élaboration de la feuille de route énergétique du pays pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028, qui doit aboutir à un texte définitif d’ici la fin de l’année. L’Agence estime notamment « techniquement possible et économiquement souhaitable » d’augmenter la production d’énergie à partir d’énergies vertes (hydroélectricité, solaire, éolien, biogaz…) de 70 % d’ici 2028.

Balcons. Après la multiplication des effondrements de balcons constatée ces derniers mois, l’Agence qualité construction a été chargée par les pouvoirs publics de rédiger un rapport sur la question. Ses conclusions devraient être rendues publiques d’ici la fin de l’année. En attendant, l’Association de certification des armatures béton (Afcab) souligne « l’urgence de faire évoluer la réglementation ». Elle milite en particulier pour une obligation de certification des armatures et des entreprises qui les mettent en œuvre.

Mal aimés. Moins d’un Français sur deux (47 %) fait confiance aux serruriers. Dans un sondage réalisé par Opinion Way pour Point Fort Fichet, 17 % des personnes interrogées déclarent même « ne pas leur faire du tout confiance ». 70 % des sondés redoutent des tarifs abusifs et 47 % s’inquiètent d’un supplément de prix lié aux conditions d’intervention (nuit, week-end, jour férié). L’étude révèle aussi des craintes sur la qualité de la prestation ou du service (porte endommagée, délai d’intervention trop long…). Les serruriers sont donc les moins aimés d’un classement qui place en tête les vitriers (70 % de confiance), les maçons (69 %), les électriciens (68 %) et les chauffagistes (62 %).

Quartiers. L’Agence nationale de rénovation urbaine a validé les projets de 17 quartiers d’intérêt national et de 58 quartiers d’intérêt régional dans 14 villes. Au total, ce sont plus de 3,1 milliards d’euros qui ont été approuvés, dont environ 1 millard proviennent de l’Anru. Près de 580 millions d’euros de concours financiers ont également été débloqués. De nombreux autres projets doivent encore être validés d’ici la fin de l’année et l’an prochain, dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), dont le financement a été validé cet été, avec un budget porté de 5 à 10 milliards d’euros.

Tout baigne. La France compte près de 2,5 millions de piscines privées. C’est ce qu’a affirmé la Fédération des professionnels du secteur (FPP) à l’occasion de son dernier bilan annuel. Fin 2017, l’estimation ne se situait qu’aux environs de deux millions, mais les résultats d’une enquête effectuée tous les dix ans par un cabinet d’études de marché ont amené la Fédération à la revoir à la hausse. C’est en particulier le nombre de piscines hors sol qui a été réévalué de 400 000 unités : on en compte désormais 1,2 millions dans l’Hexagone.

Bon vivre. Vienne est la ville la plus agréable à vivre du monde. La capitale autrichienne a détrôné Melbourne en tête du classement établi chaque année par l’hebdomadaire britannique The Economist à partir de cinq critères : stabilité économique et politique, offre de soins, culture et environnement, éducation et infrastructures. Vienne obtient un score presque parfait : 99,1/100. Les dix premières places sont monopolisées par les villes canadiennes (Calgary, Vancouver et Toronto), australiennes (Melbourne, Sydney et Adélaïde) et japonaises (Osaka et Tokyo). Seule ville française du classement, Paris enregistre à égalité avec Manchester la plus forte progression des 140 villes étudiées, et passe de la 32ème à la 19ème place. Pour l’hebdomadaire, Paris, au même titre que Londres et New-York, est victime de son succès : très peuplée, elle doit faire face à une insécurité plus forte et des infrastructures parfois saturées.

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