Fibre obligatoire. Le raccordement à la fibre optique des logements neufs sera obligatoire à partir du 1er juillet prochain. C’est l’une des mesures de la loi Macron pour l’économie numérique, en lien avec le plan gouvernemental « France très haut débit ». Objectif : que l’ensemble du territoire métropolitain soit couvert d’ici 2022. Le texte prévoit également de faciliter le raccordement à la fibre des immeubles anciens en simplifiant et accélérant le processus : les copropriétaires pourront désormais donner mandat au conseil syndical pour choisir et gérer l’équipement de l’immeuble en fibre optique, sans attendre l’assemblée générale annuelle pour voter le raccordement.

Artisans souriants. Les artisans du bâtiment retrouvent un début de sourire. Après 15 trimestres consécutifs dans le rouge, ils ont retrouvé le chemin de la croissance sur les trois premiers mois de l’année, avec une activité en légère hausse (1 %). Dans sa note de conjoncture trimestrielle, la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) se veut donc optimiste. Elle voit dans ce rebond les premiers signes « d’une amélioration qui pourrait se poursuivre sur les prochains mois ».

TVA adaptée. L’idée d’une TVA réduite ou d’un crédit d’impôt plus ouvert pour aider à financer les travaux d’accessibilité des logements n’est pas écartée. C’est Patrick Liébus, le président de la Capeb qui l’a affirmé, au sortir d’une rencontre avec Pascale Boistard, la secrétaire d’Etat en charge de l’Autonomie et des Personnes âgées. L’enjeu est de taille pour les artisans : selon l’Anah, 2 millions de logements devront être adaptés au vieillissement de la population, représentant un marché de 24 milliards d’euros. Pour accélérer le lancement des travaux et assurer leur financement, la Capeb préconise également la mise en place de caisses de préfinancement.

Bois délaissé. Le chauffage au bois n’a plus la cote. Après avoir chuté de 18 % en 2014, les ventes d’appareils domestiques de chauffage au bois ont continué à baisser en 2015 (-12,4 %), selon l’Observatoire des énergies renouvelables. Le volume des ventes a ainsi retrouvé son plus bas niveau depuis 11 ans. Les températures clémentes de cet hiver et le faible prix du fioul et du gaz expliqueraient cette désaffection pour ce mode de chauffage. Les Français ont particulièrement boudé les chaudières et les foyers fermés à bûches, avec des ventes en baisse respectivement de 17,5 et 20,2 %. Seuls les segments des appareils indépendants à granulés (poêles et foyers fermés) ont affiché une hausse de leurs ventes par rapport à 2014, confirmant la montée en puissance de ce mode de chauffage.

Emplois verts. A en croire une note gouvernementale publiée début avril, la croissance verte soutient l’emploi dans le secteur du bâtiment. Depuis 2014, 20 000 emplois ont ainsi été créés ou sauvegardés, et la loi sur la transition énergétique devrait permettre d’en créer 100 000 autres d’ici trois ans. Selon le gouvernement, « l’emploi a progressé de 9 % dans le secteur de la rénovation énergétique du bâtiment. Dans le secteur de la fabrication et la pose de fenêtres, 8 000 emplois ont été préservés ou créés en 2015 ». Et, dans le domaine des énergies renouvelables, les effectifs ont augmenté de 13 % entre 2012 et 2015.

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