Comme chaque trimestre, « Propriétaires » vous propose de partir à la découverte d’une région ou d’un département, à travers son marché immobilier, bien sûr, mais aussi, et peut-être surtout, en nous attardant sans la moindre prétention d’exhaustivité sur ce qui fait son charme : spécialités gastronomiques, centres d’intérêt, sites remarquables… Dans ce numéro, cap sur la Loire-Atlantique, avec trois guides occasionnels : Nancy Guineheux, Laurent Revranche et Soraya Lahridi, sociétaires du réseau à Nantes, Saint-Nazaire et Châteaubriant.

IMMOBILIER : AU BEAU FIXE

« Depuis deux ans, nous connaissons des fins d’année explosives après des débuts extrêmement poussifs. L’an dernier n’a pas fait exception. Et si nous n’avons pas battu de records, nous sommes restés sur la lancée d’une année 2016 qui avait été exceptionnelle. C’est bien la preuve que, d’une façon générale, le marché se porte mieux ». Dans son agence de Saint-Nazaire, Laurent Revranche enregistre donc une activité soutenue, mais presque saisonnière !

« La demande pour des maisons individuelles, toutes catégories confondues, est très forte, du primo-accédant à l’acquéreur déjà expérimenté. C’est, en revanche, un peu plus difficile pour les appartements : les acquéreurs sont moins nombreux et les prix se négocient davantage, constate pour sa part Laurent Revranche. Quant au marché locatif, il est particulièrement tendu, soutenu par l’important recours aux travailleurs détachés et à l’intérim des entreprises liées à la construction navale, qui louent souvent elles-mêmes directement des biens pour leurs salariés ».

« A Nantes aussi, le marché locatif est très soutenu, constate Nancy Guineheux. Mais notre principale difficulté réside dans la déficience de l’offre, inférieure à la demande depuis plusieurs mois. Point positif pour les vendeurs : les biens se sont valorisés. Mais il nous est plus difficile de proposer des alternatives aux acheteurs ».

Installée à Châteaubriant, dans le nord du département, Soraya Lahridi exerce sur un secteur un peu particulier par rapport au reste du département. « Nous sommes sur un marché plutôt rural, avec un bon équilibre entre l’offre et la demande. A l’image de ce qui s’est passé sur l’ensemble du 44, l’année 2017 a été excellente. Par ailleurs, le profil des acquéreurs est en train d’évoluer. En fin d’année dernière, il s’agissait surtout d’investisseurs. Depuis peu, nous vendons davantage de résidences principales, souvent à des accédants qui n’ont pas les moyens d’acheter sur Nantes ».

QUALITE DE VIE

« Accueillante et dynamique, la commune ne compte que 12 000 habitants, poursuit Soraya Lahridi, mais nous disposons de tous les services, commerces et administrations. De plus, nous ne sommes qu’à 40 minutes de voiture de Rennes, 1 heure d’Angers, de Nantes et de l’océan. Stratégiquement, l’endroit est très attractif ».

« Coupée en deux, avec une partie populaire et une autre un peu plus bourgeoise, la ville est mal connue, reprend Laurent Revranche. Mais la vie à Saint-Nazaire est active et, ses nombreuses plages, sa proximité avec l’océan la rendent très attirante. Avec ses 65 000 habitants, c’est une ville à taille humaine, très agréable, avec des infrastructures de transport performantes, un hôpital flambant neuf… ».

« A 2H de Paris en TGV, avec un large pôle universitaire et un climat plaisant, Nantes est une ville cosmopolite, ouverte d’esprit, se réjouit Nancy Guineheux. On s’y épanouit en famille. J’aurais même tendance à la trouver de plus en plus en agréable, notamment grâce à des initiatives citoyennes comme les 15 lieux à réinventer : la ville demande aux habitants d’imaginer une nouvelle vie pour une quinzaine de ses propriétés actuellement en friche ».
LE(S) SITE(S) 

Au centre de la Voie de la Liberté, la route qui symbolise l’avancée des troupes américaines en 1944 pour la libération de l’Europe, Châteaubriant possède une dimension touristique. « Le château y contribue beaucoup, admet Soraya Lahridi. « Personnellement, j’aime aussi beaucoup aller jusqu’à la plage de Pornic, avec ses criques sauvages, ou marché sur les chemins de l’étang de la Forge, à Moisdon la Rivière ».

« Toutes les plages de Saint-Nazaire sont très agréables, avoue de son côté Laurent Revranche. Pour ma part, j’aime particulièrement le chemin piétonnier qui part pratiquement du centre-ville et va jusqu’à St Marc-sur-Mer, le quartier immortalisé par les Vacances de Monsieur Hulot. » Il serait dommage aussi de venir à St Nazaire sans visiter les chantiers navals, où sont construits les plus grands paquebots de croisière du monde, et la base sous-marine qui accueille une salle de concert et un musée. 

A Nantes, presque en face du Mémorial de l’abolition de l’esclavage, sur l’autre rive de la Loire, les Machines de l’île occupent désormais le site des anciens chantiers navals. « C’est un immense espace de détente, raconte Nancy Guineheux, où se mélangent les générations, pour des balades, visites, ou simples contemplations de réalisations mécaniques monumentales, inspirées de l’univers de Léonard de Vinci. Points de restauration et bars à thèmes achèvent de donner au lieu toute sa convivialité ».

 

L’EVENEMENT 

« L’an dernier, pour le célébrer le centenaire du débarquement américain à Saint-Nazaire, la ville a organisé The Bridge, toute une série de manifestations, raconte de son côté Laurent Revranche. A cette occasion, le Queen Mary a notamment traversé l’Atlantique pour retrouver les bassins qui l’ont vu naître. Et tous les ans, fin juillet, le festival Escales rassemble près de 50 000 amateurs de pop et de rock. Cette année, Etienne Daho, Kool & the Gang et Bigflo & Oli sont notamment à l’affiche ».

A la même période, mais sur une durée plus longue, pour promouvoir l’intense vie culturelle de la métropole, Le Voyage à Nantes, société publique locale, met en scène un parcours enrichi de propositions d’œuvres d’art, temporaires ou définitives, dans l’espace urbain. « Une ligne originale guide les visiteurs sur un itinéraire qui leur permet de découvrir le patrimoine nantais, explique Nancy Guineheux : Château des Ducs de Bretagne, musées, galeries, cathédrale, le parcours est entrecoupé de sculptures d’art moderne, d’espaces naturels destructurés pour s’y poser… En tout, cela représente une quarantaine d’étapes qui se poursuivent sur l’estuaire ». L’édition de cet été est articulée autour de François Morel.

Mais l’évènement qui symbolise le mieux le dynamisme culturel de Nantes, et qui a également largement contribué à la renommée de la ville, c’est la Folle journée. Depuis plus de vingt ans, ce marathon musical qui s’étend en fait sur près d’une semaine propose à des prix accessibles des dizaines de concerts (350 en 2015) dont aucun n’excède 45 minutes. Au point d’être devenu l’un des festivals de musique – essentiellement classique – les plus fréquentés de France.

Les amateurs de Jazz lui préfèrent pourtant « les Rendez-vous de l’Erdre » qui marient, fin août, les notes d’une programmation internationale et la présentation, en régates ou à quai, d’une flotte de bateaux souvent anciens, dont certains sont classés monuments historiques, et d’autres Bateaux d’Intérêt Patrimonial.

CUISINE ET DEPENDANCES

Premières spécialités spontanément citées par nos trois guides d’un jour : la crêpe et la galette. Impossible malgré tout d’évoquer la gastronomie en Loire-Atlantique sans évoquer le beurre blanc, inventé fin XIXème par Clémence Lefeuvre pour accompagner les multiples produits de la pêche qu’elle servait dans sa « Buvette de la Marine », à Nantes.

Pour le reste, aux confins de la Bretagne, de la Vendée et de la Loire, point de rencontre entre terre, mer et fleuve, la cuisine locale s’appuie d’abord sur la mise en valeur des produits de la région : mâche et autres légumes (carottes, poireaux…), fruits de mer (crabes, huitres, moules, coques, bigorneaux, langoustines…), poissons de mer ou d’eau douce (sardines, bars, brochets, sandres, anguilles, civelles, cuisses de grenouilles…)…

Près de Saint Nazaire, la presqu’ile de Guérande est célèbre pour ses marais salants. Côté campagne, le département est plus connu pour ses beurres que pour ses fromages. La douce texture crémeuse du mâchecoulais ou la pâte souple et forte du Curé nantais, aux saveurs de lard et d’épices, méritent toutefois d’être goûtées, accompagnées (avec modération) d’un verre de Gros plant ou de muscadet.

Pour le dessert, le Gâteau nantais mêle sucre, amandes, beurre et rhum antillais. Vous pouvez également craquer pour des rigolettes, confiseries réalisées depuis 1902 à partir d’une fine coque de sucre cuite à la vapeur, fourrée d’un cœur fondant, pour des berlingots ou des caramels au beurre salé.

Enfin, Nantes, c’est aussi la ville des biscuiteries et de quatre célèbres initiales : LU, pour Lefèvre-Utile, le couple qui donne naissance à la marque en 1850 et BN, pour Biscuiterie Nantaise, dont l’histoire commence en 1896 avec le Petit Breton. Plus généralement, madeleines, gaufrettes, boudoirs ou macarons figurent en bonne place sur les tables du département.

LA LOIRE-ATLANTIQUE EN QUELQUES CHIFFRES

10 agences à l’enseigne du réseau L’ADRESSE

44 : le numéro minéralogique

221 communes

6880 km²

40 709 logements vacants

72 302 résidences secondaires

591 945 résidences principales

1 365 227 habitants

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