Le marché des piscines s’est purement et simplement envolé en 2016, avec des hausses de 14 % en valeur et 19 % en volume par rapport à 2015, tout près des chiffres historiques atteints en 2007. Gros plan sur les dernières tendances.

Plus que jamais, la France est accrochée à sa place de deuxième parc de piscines privées du monde, juste derrière les Etats-Unis.

83.000 nouveaux bassins ont été construits l’année dernière ce qui porte à près de 2 millions le nombre de piscines privées dans l’Hexagone, un record à l’échelle européenne. Parmi elles : 1,14 million de bassins enterrés et 776 950 piscines hors-sol.

Avec + 6,5 % de devis signés sur un an, l’année 2017 semble se présenter elle-aussi sous les meilleurs auspices.

On dirait le Sud…

« Nous n’avons pas encore les chiffres précis du premier trimestre, mais à en juger par les remontées des professionnelles, la croissance à deux chiffres se poursuit, se félicite Joëlle  Pulinx Challet, déléguée générale de la Fédération des Professionnels de la Piscine. Cela fait plusieurs années que le marché se démocratise. Nous savons qu’il est structurellement porteur : les Français ont envie d’avoir leur piscine. Or, l’offre est aujourd’hui très large, et les taux d’intérêt très bas permettent à de nombreuses personnes de franchir le pas, alors qu’elles n’auraient même pas osé l’espérer il y a quelques années. D’autant que la piscine représente un investissement, qui valorise le patrimoine immobilier de la famille, tout en apportant convivialité, bien-être et agrément ».

Sans surprise, c’est au sud de la Loire que les bassins sont les plus nombreux. Mais c’est la moitié nord du pays qui enregistre le plus fort développement. « Avec les couvertures, les abris ou les pompes à chaleur, on peut aujourd’hui profiter d’une piscine dans n’importe quel coin de la France. Et les taux d’équipement sont en augmentation partout. »

Priorité à l’équipement

Des piscines plus petites qu’avant – 32 m2 aujourd’hui contre 72 m2 en moyenne dans les années 80 – mais également mieux équipées : spas, nage à contre-courant, harnais de nage ou encore aquabikes et systèmes de massage sont devenus des incontournables. « Tout dépend de l’utilisation que la famille aura de son bassin. Mais, d’une manière générale, plutôt que la taille, les acheteurs privilégient aujourd’hui l’agrément et le confort d’utilisation. L’objectif, c’est d’avoir le plaisir de la piscine sans les contraintes. »

Elles sont aussi moins profondes (leur volume moyen est ainsi passé de 130 à 45 m3) et moins chimiques : le chlore ne traite plus que 20 % des bassins, quand 80 % ont désormais recours à un entretien mécanique ou à des solutions de substitution (électrolyse, oxygène actif, brome, ozone, ultra-violets…). « Dans le même esprit de simplicité d’utilisation, la production de désinfectant se fait fréquemment automatiquement et l’année qui suit la construction de la piscine voit souvent l’acquisition du robot qui se charge de l’entretien ! »

Tout le reste est affaire de goût… et de budget, qui variera selon la gamme de piscine choisie.

Tous les prix, toutes les couleurs

« Les piscines hors sol, d’une dimension supérieure à 4,5 m, avec parement bois et revêtement liner, que vous installez vous-même, démarrent entre 2000 et 3000 euros. Pour une piscine industrialisée, enterrée par un bon bricoleur, il faut compter un minimum de 7 ou 8000 euros. Le même bassin posé par un professionnel s’affichera à partir de 15-17 000 euros selon ses dimensions. Et une piscine sur mesure, dessinée spécialement à votre intention, coûtera entre 25 et 30 000 euros. Ce sont des fourchettes basses. Si vous ajoutez l’équipement, vous multipliez souvent le budget par deux. L’aménagement des plages entraînera aussi une dépense supplémentaire. »  Le coût de l’entretien dépendra de la taille du bassin. Comptez au moins 600 € par an si vous le confiez à un professionnel, environ la moitié si vous vous en chargez.

Quant aux tendances, elles sont à la diversité. « L’idée, c’est d’avoir une piscine en adéquation esthétique avec son lieu d’implantation. Si vous avez une maison d’architecte, vous opterez le plus souvent pour des plages en bois ou en ardoise. Un mas provençal se mariera plutôt avec de la pierre naturelle ».  Les goûts et les couleurs ne se discutant pas, la palette est de plus en plus large, même si le traditionnel revêtement bleu des années 80-90 est en perte de vitesse. « Le classique beige fonctionne toujours très bien. Les nouvelles orientations vont plutôt vers le gris, parfois même vers le bleu marine ou le noir pour certaines réalisations, des tonalités plus  foncées qui donnent à l’eau de votre bassin des allures de petit étang. La nature des revêtements évolue également, avec l’apparition de la pâte de verre, ou même des parois en inox ou en verre… »

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