1. Emplois verts. A en croire une note gouvernementale publiée début avril, la croissance verte soutient l’emploi dans le secteur du bâtiment. Depuis 2014, 20 000 emplois ont ainsi été créés ou sauvegardés, et la loi sur la transition énergétique devrait permettre d’en créer 100 000 autres d’ici trois ans. Selon le gouvernement, « l’emploi a progressé de 9 % dans le secteur de la rénovation énergétique du bâtiment. Dans le secteur de la fabrication et la pose de fenêtres, 8 000 emplois ont été préservés ou créés en 2015 ». Et, dans le domaine des énergies renouvelables, les effectifs ont augmenté de 13 % entre 2012 et 2015.

2. Budget validé. Le Conseil d’administration de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) vient de décider à l’unanimité l’augmentation de son budget d’intervention à hauteur de 164 millions d’euros. Dans le cadre du programme de lutte contre la précarité énergétique « Habiter mieux », le nouvel objectif de rénovation a été relevé de 50.000 en 2014 et 2015 à 70.000 cette année. Ce programme « permet ainsi de réaliser des économies d’énergie très importantes sur les logements, avec un gain énergétique moyen de l’ordre de 40% acquis grâce à la mise en œuvre de tout l’éventail des travaux d’amélioration en la matière : isolation des façades et des toitures, remplacement des fenêtres, changement des appareils de chauffage, etc. », ont rappelé Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, et Emmanuelle Cosse, ministre du Logement.

3. Cher Paris. Paris vient d’entrer dans le top 5 des villes les plus chères du monde, selon le dernier classement publié par l’Economist Intelligence Unit. Pour la troisième année consécutive, la ville la plus inaccessible reste Singapour, qui devance Hong Kong, Zurich, Genève et… Paris. La capitale française entre ainsi dans le top 5, et devance donc désormais Londres (6e), New York et Los Angeles, qui, elles, grimpent dans le top 10 en raison du rebond du dollar. Les fluctuations monétaires ont en revanche fait reculer les villes japonaises, ainsi que Sydney. D’une manière générale, d’après l’étude, les villes asiatiques ont tendance à être plus chères pour les biens de consommation courante, alors que les cités européennes sont plus onéreuses pour les divertissements.

4. Cadres majoritaires. Conséquence directe : près de deux acheteurs de logement sur trois à Paris sont des cadres ou des dirigeants d’entreprise. En dix ans, de 2005 à 2015, leur proportion est en effet passée de 48 à 63 %, selon les chiffres de la Chambre des notaires de la capitale. A l’inverse, les ménages intermédiaires ne représentent plus que 21 % des acheteurs parisiens, contre 29 % il y a dix ans. Employés et ouvriers ne sont plus que 7 % des acquéreurs, contre 13 % en 2005. Le phénomène est d’ailleurs général à l’Ile-de-France, où la part des catégories sociales aisées est passée de 34 % à 44 %. Seuls les acheteurs de la grande couronne présente encore des origines socio-professionnelles plus variées.

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