Selon la dernière enquête de l’Ifop-Cecop pour le du Cercle de l’épargne1, l’immobilier locatif est le placement préféré des Français qui souhaitent préparer leur retraite, juste devant l’assurance-vie et loin devant les actions.

S’il fallait résumer l’opinion des épargnants interrogés dans cette 14ème édition du baromètre, l’immobilier locatif est en effet considéré comme un placement à la fois sûr et bon pour les héritiers à qui sera transmis un bien tangible, alors que les produits financiers, d’abord choisis pour leur rendement, conservent un côté plus « sulfureux ».

Des raisons culturelles

Moyen incontournable pour préparer sa retraite et placement plutôt attractif, l’immobilier séduit près des deux tiers des personnes interrogées (65 %), devançant d’un souffle l’assurance-vie (62 %) qui récupère une bonne partie de l’attrait perdu par les autres valeurs mobilières (actions, Sicav…). Cette attirance pour la pierre n’est pas nouvelle : le logement et sa possession constituent depuis longtemps des signes de réussite sociale.

A ces facteurs s’ajoute, selon l’étude du Cercle de l’Epargne, la forte appréciation du marché depuis une quinzaine d’années, synonyme de gains de plus-value important. Les difficultés nées de la crise de 2008 n’ont pas changé cette perception. D’autant que l’intérêt pour la pierre se trouve également renforcé par la persistance de taux d’intérêt historiquement bas.

Résultat : pour 63 % des Français, être propriétaire de sa résidence principale constitue la solution pour préparer sa retraite. Pour 31 % d’entre eux, cette préparation passe également par la réalisation d’investissements dans l’immobilier locatif.

Le double effet des taux

C’est ainsi que près des trois quarts (73 %) des Français propriétaires de leur résidence principale choisissent de placer leurs économies dans l’investissement locatif. Seuls 27 % choisissent un produit financier.

A l’inverse, une autre enquête, réalisée par l’Institut CSA pour le Cercle des épargnants², souligne que la faiblesse actuelle de leur rémunération a fortement diminué l’attrait des produits d’épargne logement, de moins en moins considérés comme « meilleurs produits d’épargne » (27 % contre 35 % l’an dernier). Désormais talonnés par les contrats d’assurance-vie en euros (38 %), ils conservent de justesse leur deuxième place au classement des produits d’épargne les plus détenus en 2016 (40 %), loin derrière les livrets non fiscalisés (Livret A, LDD, Livret d’épargne populaire).

Sans surprise, près des deux tiers (61 %) des personnes interrogées dans cette étude considèrent les retraites comme un sujet prioritaire de financement pour les prochaines années. La part des jeunes qui partagent cet avis est en hausse sensible : ils sont désormais plus de la moitié (57 %) des moins de 35 ans, contre 49 % il y a un an

placement

source photo