Selon les chiffres du Ministère du Logement, les mises en chantier de logements neufs ont encore augmenté de 18,5 % au premier trimestre 2017 par rapport au premier trimestre 2016. Elles atteignent même leur plus haut niveau depuis 4 ans. Pour l’heure, tous les voyants restent au vert.

Sur les trois premiers mois de l’année, le ministère du Logement a enregistré 97 100 mises en chantier de logements neufs, pendant que le nombre des permis de construire augmentait de 15,9 %, pour atteindre 113 400 unités.

Dans le détail, au premier trimestre, la progression des permis de construire est plus forte pour les maisons que pour le collectif : l’individuel pur bondit de 29,1 % à 38 400 unités ; le groupé, de 12,5 % (12 400), et le collectif de 9,7 % (55 000).

C’est l’inverse pour les mises en chantier : l’augmentation la plus nette concerne les  logements en résidence (seniors, etudiants…) qui gagnent 27,9 % à 6 900 unités, suivis de près par le collectif qui enregistre une hausse de 20,7 %(48 600 unités). L’individuel pur avance de 18 % (32 200), et l’individuel groupé de 4,3 % (9 400).

En un an, d’avril 2016 à mars 2017, 465 100 permis de construire ont été délivrés, soit une augmentation de 14,5 % par rapport au cumul des douze mois précédents. Sur la même période, le nombre des logements neufs dont la construction a commencé (393 400) a progressé de 15,5 %.

Des menaces subsistent

Pour l’heure, donc, tout va bien. Mais, à en croire une note récemment publiée par la Coface, tout risque de rechute n’est pas écarté.

Si la société d’assurance-crédit reste optimiste à un horizon de 9 à douze mois, elle se montre moins confiante à moyen terme et n’exclut pas que la remontée progressive des taux d’intérêt entraîne à nouveau une baisse de l’activité, dont les premiers signes pourraient même se manifester dès la fin du premier semestre.

Sous l’effet de la remontée de l’inflation et de l’amélioration de la conjoncture, ses économistes s’attendent en effet à un resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne, qui entraînerait une remontée des taux à 2,2 % d’ici la fin de l’année, et à 3 % fin 2018.

L’autre ressort de la reprise n’est pas non plus à l’abri des interrogations : les dispositifs d’incitation fiscale actuels (Prêt à taux zéro, dispositif Pinel de soutien à l’investissement locatif…) seront-ils maintenus par le nouveau gouvernement

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