A l’ère où les ventes en ligne font de plus en plus d’adeptes, les occasions ne manquent pas pour étendre son réseau de clientèle. Désormais, tous ceux qui utilisent les sites internet pour proposer des transactions entre particuliers doivent établir un tableau récapitulatif des prestations réalisées tous les ans, au mois de janvier. Les internautes devront donc  déclarer d’eux-mêmes les revenus qu’ils perçoivent. Oui mais comment différencier les revenus imposables  des non imposables ? 

Si vous décidez de louer votre bien de manière habituelle et non occasionnelle, les loyers perçus constituent des revenus imposables et classés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Pour un loyer ne dépassant pas les 32 900 euros par an, le montant imposable est déterminé da façon forfaitaire avec un abattement de 50% sur le montant encaissé. C’est le principe du micro-BIC. Pour une location occasionnelle, le loyer perçu fait partie des revenus fonciers donc imposables. Pour un loyer inférieur à 15 000 euros par an, vous relevez automatiquement du micro-foncier. Les loyers imposables bénéficient par ailleurs d’un abattement de 30% du montant déclaré.  

 Si vous revendez des effets vestimentaires, une voiture ou des appareils électroménagers sur des plateformes telles que eBay ou Le Bon Coin, votre activité n’est pas imposable tant qu’elle n’a pas un caractère régulier. Toute activité commerciale exercée de manière habituelle est en revanche imposable. Il en va de même pour la location de voiture entre particuliers. Sur BlablaCar par exemple, le fait de louer sa voiture en libre-service à des particuliers n’est pas imposable tant que vous restez dans le cadre légal du covoiturage, c’est-à-dire que vous leur demandez de partager vos frais (assurance, essence, péage…). 

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