Une enquête menée par l’une des associations nationales de défense des consommateurs et usagers, la CLCV, a montré que 42% des locations proposées à Paris dans les petites annonces ne respectaient pas la loi. L’infraction est surtout constatée par rapport au plafonnement des loyers.

Pratiquer un loyer raisonnable est pourtant la meilleure manière de fidéliser les locataires. Les propriétaires ne savent donc pas comment faire pour fixer le montant du loyer.

Le loyer dans les quartiers parisiens ne doit pas excéder de plus de 20% le loyer de référence calculé par l’OLAP, et ce, depuis le 1er aout. Si les logements présentent des atouts particuliers liés à son emplacement ou au confort, les propriétaires pourront exiger un complément de loyer, à condition de pouvoir le justifier objectivement.

La hausse du loyer est encadrée dans les zones tendues en cas de changement de locataires, ce qui n’est pas le cas dans les zones hors tension.

Le loyer peut être revu à la hausse pour le nouveau locataire, sauf si une augmentation du loyer a déjà été enregistrée au cours des douze derniers mois. Cette hausse est encadrée par l’indice de référence des loyers (IRL).

Si le propriétaire peut prouver que le loyer demandé est sous-évalué par rapport à des biens présentant les mêmes caractéristiques dans le voisinage, il peut demander un réajustement en ne dépassant pas un certain seuil.

A Paris, les locataires ont la possibilité de contester leur loyer en cas de non respect de la loi par le bailleur. Pas si facile que ça de s’y retrouver !

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