Comme chaque trimestre, « Propriétaires » vous propose de partir à la découverte d’une région ou d’un département, à travers son marché immobilier, bien sûr, mais aussi, et peut-être surtout, en nous attardant sans la moindre prétention d’exhaustivité sur ce qui fait son charme : spécialités gastronomiques, centres d’intérêt, sites remarquables… Dans ce numéro, nous vous proposons de visiter le Gard, avec trois guides exceptionnels pour l’occasion : Dorian Vilhet, Romain Bachevalier et Dominique Fuster, sociétaires du réseau L’Adresse à Nîmes et Vauvert.

 

IMMOBILIER : LA GUERRE DES MANDATS

1_ladresse_gars« Le marché est plutôt dynamique ; les entrées et sorties s’effectuent à un rythme assez soutenu. En revanche, c’est un peu la guerre des mandats ! » En quelques mots, Romain Bachevalier, installé aux portes de l’Ecusson, le centre historique de Nîmes, résume une situation que connaît également Dominique Fuster : « Cela fait 25 ans que je suis dans l’immobilier, et cela fait 25 ans que cela dure si l’on veut rentrer des biens de qualité ! », sourit le sociétaire du réseau à Vauvert, en petite Camargue. Également basé à Nîmes, Dorian Vilhet se réjouit à l’inverse de ne pas être confronté à cette difficulté. « Nous sommes une agence familiale et artisanale, implantée non loin des arènes depuis quatre générations. Nous pouvons même nous offrir le luxe de choisir les mandats que nous rentrons, et j’en remercie mon père, qui vient de prendre sa retraite, et avant lui, son père et sa grand-mère ! »

Pour le reste, les trois hommes décrivent un marché sain et porteur. « Nous rentrons entre 50 et 60 % d’exclusivités, déclare par exemple Romain Bachevalier. Et, en général, les transactions se réalisent en moins de trois mois, à des prix aujourd’hui stabilisés. » « Le marché est effectivement dynamique, avec des prix très attractifs par rapport à ce qui se pratique autour, reprend Dorian Vilhet. Qu’il s’agisse de résidences principales ou secondaires, et même d’investissement locatif, nous retrouvons par exemple des acheteurs parisiens ou étrangers, que la crise des subprimes avait éloignés ». 

« Le parc de Vauvert se compose majoritairement de maisons individuelles, dans des petits lotissements, ou de maisons de village, précise pour sa part Dominique Fuster. Le marché est sain, avec des prix qui auraient plutôt tendance à monter légèrement, notamment pour les villas récentes. Car nous attirons de plus en plus les clientèles nîmoise et montpelliéraine, séduites par la proximité et les prix plus bas. »

 

QUALITE DE VIE : LA DOUCEUR MERIDIONALE 

«2_ladresse_gars Au cœur de la petite Camargue et du triangle Nîmes, Montpellier, Arles, à vingt minutes des plages du Grau-du-Roi et des Saintes-Maries-de-la-Mer, il fait très bon vivre à Vauvert, se réjouit Dominique Fuster. Nous sommes une petite ville, ou un gros village, dans lequel tout le monde se connaît et où il règne une ambiance chaleureuse. »  

L’échelle n’est pas la même, mais l’atmosphère semble comparable à Nîmes. « Le centre-ville a été longtemps sinistré, admet Romain Bachevalier, mais il a fait l’objet de travaux de grande envergure et il faut bien reconnaître que le résultat est fabuleux. » « De plus, contrairement à d’autres villes voisines, le centre-ville conserve une taille humaine, et l’on peut y faire tous ses déplacements à pied, poursuit Dorian Vilhet. Dès que je suis à plus de 40 ou 50 km d’ici, je ne me sens plus chez moi et je n’en partirais pour rien au monde. Honnêtement, Nîmes est une ville extraordinaire, proche du littoral comme de la montagne, où les hivers sont doux et où tout le monde se connaît, au moins par personne interposée ! Et si notre inscription au patrimoine de l’Unesco n’a pas été retenue l’année dernière, j’espère qu’elle le sera en 2021.»

 

LES SITES 

4_ladresse_gars 5_ladresse_garsArènes, Maison Carrée, tour Magne, Pont du Gard… les vestiges de la présence romaine sont nombreux à Nîmes. Ils sont désormais aussi incarnés par un bâtiment ultra-moderne : le musée de la Romanité. « Il rassemble de nombreux objets de l’Antiquité dans un cadre magnifique, avec une petite brasserie au rez-de-chaussée et un restaurant à l’étage, qui donne sur une cour intérieure, juste en face des Arènes ! De là, conseille Dorian Vilhet, vous pouvez ensuite visiter tous les monuments avoisinants, les Jardins de la Fontaine, les superbes allées Jean-Jaurès… » 

S’il apprécie également les charmes de sa ville, à commencer par le stade des Costières qui a repris vie avec le retour cette saison du Nîmes Olympique en Ligue 1 de football, Romain Bachevalier n’hésite pas à la quitter pour profiter des charmes de la nature environnantes. « J’aime beaucoup le Pont du Gard, à une demi-heure de Nîmes, les gorges du Gardon en remontant dans la région d’Uzès, les Cévennes, au-delà d’Alès et, de l’autre côté, le littoral. » C’est clairement vers la mer que penchent les préférences de Dominique Fuster. « J’aime beaucoup la Camargue, bien sûr, ses chevaux, ses élevages de taureaux, sa réserve naturelle… » 

 

LES RENDEZ-VOUS 

7_ladresse_gars 6_ladresse_garsComment évoquer Nîmes sans mentionner d’abord le festival qui, chaque été, attire dans les arènes les plus grandes stars françaises et mondiales ? Au programme de l’édition 2019, parmi d’autres, Elton John, Mark Knopfler, Roger Hodgson, ZZ Top, M, Patrick Bruel, Zazie ou Eddy de Pretto. « D’une manière générale, dès que les beaux jours reviennent, précise Dorian Vilhet, les rendez-vous se succèdent au printemps et à l’été.»

« Cette année, début mai, ajoute Romain Bachevalier, les arènes ont par exemple été le théâtre de grands jeux romains. Reconstitutions, défilés de gladiateurs dans les rues, animations partout dans la ville, c’était très sympathique… Il y a également la Paloma, une salle de spectacle très active, autour de laquelle s’organise en particulier un festival annuel de musiques alternatives, baptisé This is not a love song. » 

Dominique Fuster a un penchant pour les courses camarguaises. « Elles n’ont rien à voir avec une corrida. Ce sont des épreuves sportives, sans mise à mort, avec des raseteurs qui doivent enlever sans violence des attributs, comme des cocardes, accrochés aux cornes des taureaux. Vauvert accueille un festival de jazz, avec notamment Manu Katché cette année, et des fêtes votives qui attirent tous les étés plusieurs milliers de personnes de toute la région. »

 

CUISINE ET DEPENDANCES

8_ladresse_gars 9_ladresse_gars« On mange bien dans le Gard, se réjouit Romain Bachevalier, avec notamment la présence de deux étoilés Michelin à Nîmes et de quatre autres dans le département. Et si vous préférez cuisiner vous-même, rendez-vous aux Halles, où vous trouverez des produits d’une qualité exceptionnelle. Vincent Vergne, le fromager, a ainsi été sacré Meilleur Ouvrier de France cette année. » « Nîmes est également célèbre pour ses petits pâtés, poursuit Dorian Vilhet. Il s’agit d’une pâte feuilletée, farcie d’un mélange de viande de veau et de porc. On en trouve aussi maintenant à la morue car le plat le plus emblématique de la ville est sans doute la brandade ». La fameuse recette est au cœur d’une mini-querelle locale, puisque les habitants d’Alès en revendiquent également la paternité. Alès, également réputée pour ses tripes, qui y ont même une confrérie. Nous voici donc aux portes des Cévennes dont deux produits emblématiques, châtaignes et oignons doux, se retrouvent dans un plat traditionnel : le porc à la cévenole.

enchaîne Domi10_ladresse_garsnique Fuster. Ce sont de gros cubes de viande marinée au vin rouge et mijotée avec de l’oignon, des carottes et des aromates. Il y a également la rouille, pour accompagner les soupes de poisson.   

Les amateurs de fromage ne se priveront pas d’un petit Pélardon, fromage de chèvre qui bénéficie d’une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) depuis une vingtaine d’années. Autre spécialité locale : l’huile d’olive, fournie par la dizaine de moulins qui pressent encore la picholine dans le département. Celle de Nîmes est également protégée par une AOC. Pour les gourmands, citons encore l’oreillette, le célèbre beignet gardois, et la fougasse d’Aigues-Mortes, brioche parfumée à la fleur d’orangée nappée de sucre glace. Enfin, l’apiculture est aussi très présente dans les Cévennes, qui produit de nombreux miels : châtaignier, framboisier, acacia et bien d’autres encore…

Que les végétaliens se rassurent, ils ne seront pas démunis : fraises, pêches, abricots, raisin de table, asperges, melons, pommes de terre… de nombreux fruits et légumes ont fait du Gard une de leurs terres de prédilection !

LE GARD EN QUELQUES CHIFFRES

5 agences à l’enseigne du réseau L’Adresse

30 : le numéro minéralogique
351 communes
5853 km²
17 espaces naturels sensibles départementaux sur 4000 hectares
9000 km de sentiers
34 029 logements vacants
53 949 résidences secondaires
327 013 résidences principales
738 189 habitants