En mai dernier, l’indicateur de confiance des ménages a retrouvé son plus haut niveau depuis près de 10 ans (août 2007). Le nombre de transactions et le niveau des prix sont, eux aussi, alignés à la hausse. Attention toutefois à ne pas laisser retomber le soufflé…

Un seul chiffre suffit à traduire le caractère exceptionnel du début d’année que vient de vivre le marché de l’ancien : en volume, le cap des 900 000 ventes annuelles a été franchi en juin.

Un peu d’arithmétique

Ce résultat sans précédent, qui traduit une progression de 9,9 % sur douze mois, ne suffit toutefois pas à battre la rotation historique observée en 2000. Depuis cette date, en effet, le parc immobilier s’est accru de 20 %. Pour établir un record absolu, il aurait donc fallu atteindre 950 000 transactions sur un an.

Autre bémol dans la partition : comme souvent, le chiffre global masque d’importantes inégalités régionales : les deux tiers des départements ont certes connu une progression des ventes supérieure à 10 %. Mais près de la moitié des transactions (46 %) se sont concentrées sur vingt départements seulement.

Ce (net) regain d’activité a, bien sûr, des effets sur les prix, dont la hausse s’est confirmée, voire amplifiée.

L’impact sur les prix

En juin, elle atteint 4 % par rapport à juin 2016. Le prix des appartements a augmenté de 4,4 % ; celui des maisons, de 3,4 %. Mais là non plus, toutes les villes ne sont pas logées à la même enseigne.

Pendant que Marseille, Lyon, Lille ou Paris explosent la moyenne, avec des hausses comprises entre 4,8 et 5,9 % et un record pour Bordeaux avec 7,1 %, Limoges, Clermont-Ferrand, Dijon, Saint-Etienne ou Le Havre voient, au contraire, leurs prix baisser, de 1 à 3 %..

Même si les taux restent bas (voir encadré), ces évolutions de prix impactent le pouvoir d’achat immobilier des particuliers : ils ont, en moyenne perdu 1,7 m² au premier semestre. Mais sur douze mois, ils restent gagnants d’1,5 m², voire davantage dans certaines villes comme Poitiers, Limoges, Le Havre et Clermont-Ferrand.

Préconisations inchangées

Reste que la dynamique demeure fragile. Les professionnels de l’immobilier en général, et la FNAIM en particulier, maintiennent donc leurs recommandations. Pour éviter de voir le ressort se briser, l’immobilier a besoin de stabilité, pour favoriser le retour de la confiance, qui explique en grande partie la série de bons chiffres observée au premier semestre. Parmi les mesures à pérenniser, figurent en premier lieu le PTZ et le dispositif Pinel. La FNAIM est également favorable à un allègement de la pression fiscale sur les transactions immobilières, ainsi qu’à une amélioration des actes de vente et des diagnostics.

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