Ça déménage.

3Plus de 8 millions d’entre nous, soit 16 % de la population française ont l’intention de déménager cette année. C’est en tout cas ce qu’affirme le dernier baromètre CSA – Cofidis du déménagement. Deux fois sur trois, il s’agit de se rapprocher de son lieu de travail. A l’inverse, un tiers des sondés envisage de s’en éloigner pour faire baisser le loyer. Quant au budget moyen de l’opération, il s’établit à 4782 euros, oscillant entre 2000 euros pour les moins de 35 ans et 6000 euros pour les retraités.

 

7

Linky.

Pour la première fois, la justice vient de rendre des décisions favorables à des opposants au compteur Linky. Le juge des référés du TGI de Toulouse a d’abord accédé à la requête de 13 plaignants qui demandaient le retrait de leur compteur Linky, certificats médicaux attestant de leur électrosensiblité à l’appui. 216 autres plaignants qui demandaient le retrait en raison du droit à la protection de la vie privée ont, en revanche, été déboutés. Le tribunal de Bordeaux a, quant à lui, autorisé 13 autres personnes à demander la pose d’un filtre contre les champs électromagnétiques. Mais le dossier est loin d’être clos, Enedis ayant dans les deux cas annoncé son intention de faire appel.

A la loupe.

Dans un rapport récent, la Cour des Comptes alerte les pouvoirs publics sur le coût des niches fiscales liées au logement, estimées à 18 milliards d’euros en 2018. La Cour souligne que les dépenses liées aux TVA réduite, prêts à taux zéro ou autre Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE) « excèdent parfois le montant des crédits inscrits dans les programmes budgétaires auxquels ils sont rattachés ». Elle déplore donc une « absence de pilotage et d’évaluation de ces dispositifs complexes », et demande « avec insistance » à l’État de « limiter la durée d’existence de ces dispositifs et de ne laisser perdurer que les dépenses fiscales, qui, après avoir été évaluées avec rigueur, ont fait la preuve de leur efficience ».

APL

Initialement programmée pour le printemps, la réforme du calcul des APL n’entrera pas en vigueur avant la fin de l’année. Raison invoquée de ce report : la Caisse d’Allocations Familiales, qui est en charge du versement des aides, doit revoir ses calculs pour l’ensemble des allocataires et ne sera pas prête dans les temps. Le nouveau mode de calcul des APL doit permettre d’adapter en temps réel les allocations logement aux revenus de leurs bénéficiaires, permettant  une économie annuelle estimée à 900 millions d’euros par le gouvernement.

Retour discret.

Peu apprécié par l’ensemble des professionnels de l’immobilier qui dénoncent son inefficacité sur le terrain, l’encadrement des loyers effectue un retour discret. Un décret en date du 22 mars permet aux intercommunalités qui le souhaitent de mettre en place un dispositif fixant un plafond de loyer mensuel par m², charges non comprises. Ces collectivités pourront candidater auprès du Ministère du Logement, qui se prononcera sur leur éligibilité en fonction de différents critères, dont le niveau actuel des loyers. La mesure sera ensuite testée jusqu’à fin 2023, avant de décider de sa pérennité, sur la base des données recueillies par des observatoires locaux. Plusieurs grandes villes, dont Paris et Lille, ont déjà annoncé leur volonté d’appliquer ce plafonnement.

2Tout baigne.

On compte désormais plus de 2,5 millions de piscines privées en France. Les bonnes conditions météos de l’été dernier semblent en effet avoir incité bon nombre de propriétaires à franchir le pas. Regrettant sans doute de n’avoir pu profiter d’un bassin aux beaux jours, ils ont massivement passé commande au dernier trimestre. Résultat : alors que les professionnels du secteur se préparaient à une année morose, leur chiffre d’affaires global a finalement augmenté de 7,5 % l’an dernier.

 

1Revanche.

Selon la troisième édition de l’étude « Beyond the bricks » de la banque HSBC, de plus en plus de propriétaires immobiliers quittent les grandes métropoles pour s’installer dans des villes moyennes et à la campagne. Le phénomène est mondial : 12 % des 12 000 personnes interrogées dans dix pays ont franchi le pas et radicalement changé de lieu de résidence. Selon l’étude, il s’explique d’abord par la volonté de « fuir le stress généré par la vie urbaine » (17 %) et « d’échapper à la pollution » (14 %). En France, les principales motivations sont l’envie d’adopter un rythme plus serein et apaisé (58 %), de retrouver un cadre de vie sécurisant pour soi-même et sa famille (43 %),  de bénéficier d’une hygiène de vie plus saine (40 %), de jouir d’un cadre de vie plus propice à l’éducation des enfants (36 %)et enfin de fuir la pollution et ses conséquences sanitaires (32 %).

Mitigé.

Une enquête commandée par l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) et réalisée par Kantar Public montre que le logement peut sembler à la marge des principales préoccupations des Français. Sur une liste de 13 propositions, il n’arrive en effet qu’en 11e position des préoccupations des répondants (33%), loin derrière le pouvoir d’achat, l’environnement ou l’éducation. Pourtant, 47 % des sondés estiment que la situation du logement s’est dégradée, et 33 % pensent qu’elle se dégradera encore dans le futur. Enfin, 19 % des personnes interrogées reconnaissent rencontrer plus ou moins de difficultés financières à faire face à leur loyer ou remboursement de prêt immobilier.

Simplification.

L’Agence Nationale de l’Habitat (Anah), l’organisme chargé de subventionner les rénovations dans les logements privés, a annoncé des mesures destinées à faciliter l’accès aux aides. Pour ce faire, l’Anah a refondu son site internet, le dotant d’espaces dédiés aux collectivités, aux particuliers et aux professionnels, et réorganisé ses aides en différents secteurs pour les rendre plus lisibles. Enfin, elle a entamé une dématérialisation des procédures qui permettra d’établir son dossier en ligne, sans avoir à remplir un formulaire papier. Depuis plusieurs années, le nombre de rénovations financées par l’Anah est en hausse constante, mais reste inférieur aux objectifs annuels (95 000 contre 104 000 l’an dernier).

Fichier.

Estimer son bien est plus facile depuis quelques semaines. La base de données Patrim, sur laquelle le fisc recense toutes les transactions immobilières de ces cinq dernières années, vient en effet d’être rendu accessible au grand public : 15 millions de données officielles, actualisées deux fois par an, peuvent désormais être consultées librement pour se faire une première idée de la valeur de son logement. Pour une évaluation précise, sur-mesure et prenant en compte de nombreux critères propres au bien, mieux vaut toujours recourir à un professionnel, du réseau L’Adresse, tous dotés du Valoris’Adress, outil d’estimation ultra précis exclusif au réseau !

Capture d’écran 2019-08-28 à 09.55.40Denormandie.

Les modalités d’application du nouveau dispositif de défiscalisation Denormandie viennent d’être précisées par décret. Il concerne les travaux de modernisation, d’assainissement ou d’aménagement des surfaces habitables, la transformation d’annexes en surfaces habitables. Ces travaux doivent par ailleurs entraîner une amélioration minimale de 30 % de l’efficacité énergétique du logement (20 % dans un immeuble). Enfin, la liste des 244 villes éligibles a été publiée. Parmi elles, les 222 communes couvertes par une convention Cœur de ville.

5Faux départ.

Un an après son lancement, le Plan de rénovation énergétique des bâtiments tarde à trouver sa vitesse de croisière. En 12 mois, seules 40 000 opérations ont été menées au lieu des 500 000 prévues. Le plan prévoit l’éradication de 7 millions de logements classés comme « passoires énergétiques ». A ce rythme, il faudrait 175 ans pour y parvenir !

Stabilité.

L’engouement des Français pour le bricolage ne se dément pas. Avec un chiffre d’affaires de 26 milliards d’euros, le marché a enregistré une légère augmentation (+ 0,4 %) l’an dernier. Il reste le premier poste d’achat de biens de consommation des ménages dans l’habitat, loin devant l’ameublement (10 milliards d’euros) et l’électro-ménager (8 milliards).

Ascenseurs.

Le décret imposant l’installation d’ascenseurs dans les immeubles neufs de 3 étages et plus (contre 4 auparavant) a été publié au Journal Officiel. Le décret évoque également l’évolutivité des logements, et confirme une disposition de la loi Elan qui imposait 20% de logements accessibles aux personnes handicapées, et 80% de logements « évolutifs ». Il précise que pour une même catégorie de logements, « la surface moyenne des logements évolutifs ne peut être inférieure, lors de leur conception, à la surface moyenne des logements accessibles dès la construction ».

6Led.

L’exposition aux lumières bleues des diodes électroluminescentes (led) est nocive pour l’acuité visuelle, le sommeil et l’environnement. C’est en tout cas ce qu’affirme un avis récent de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS). Elément rassurant toutefois : depuis 2010, seules des lumières pauvres en bleu sont mises à la disposition des particuliers pour leur éclairage domestique. Les inquiétudes de l’Anses portent davantage sur des objets comme les jouets pour enfants, les lampes frontales, les phares de voiture et les divers écrans.

Daaf.

Le tribunal correctionnel de Cahors vient de rendre un jugement qui pourrait faire jurisprudence. Pour la première fois, un propriétaire a été condamné à six mois de prison avec sursis et 3000 € de dommages et intérêts parce qu’un de ses locataires avait péri à la suite d’un incendie dans un logement ne disposant d’aucun Détecteur Autonome Avertisseur de Fumée (DAAF). L’obligation d’équiper chaque habitation d’un DAAF a été instaurée par la loi du 9 mars 2010, mais de nombreuses enquêtes réalisées depuis ont montré qu’elle n’était pas toujours respectée.

A revoir.

L’Union européenne vient de demander à la France de réformer le label Reconnu Garant de l’Environnement (RGE). EN effet, la Commission Européenne estime notamment que « le système de certification [RGE] impose des conditions trop restrictives aux prestataires de services et a des répercussions négatives disproportionnées sur les prestataires de services provenant d’autres États membres ». La France dispose de deux mois pour répondre à cette mise en demeure. Le label RGE est délivré à des entreprises ou artisans satisfaisants à des critères précis lors de la réalisation de travaux d’économie d’énergie dans un logement. Le recours à un professionnel labellisé RGE est obligatoire pour bénéficier d’aides comme l’éco-prêt à taux zéro ou le Crédit d’Impôt pour la Transition Energétique (CITE).