Immobilier, loyers en baisse. Les loyers ont baissé partout l’an dernier, y compris dans Paris intra-muros. La baisse atteint -1,1 % sur l’ensemble du territoire, et même 1,3 % dans la capitale. Autre nouveauté : les logements de 4 pièces et plus ne sont plus épargnés par la tendance. Par ailleurs, le délai de remise en location s’est réduit de 4 jours sur l’ensemble du territoire, passant de 123 jours à 119. Une période qui reste longue… et permet aux bailleurs de réaliser des travaux d’amélioration de leur bien. Si l’effort d’entretien était en baisse en 2015 (16,1 % des logements rénovés avant une remise en location), il s’est amélioré début 2016, passant à 20,4 % sur les deux premiers mois.

L’effet foot. Le championnat d’Europe de football organisé en France cet été a des effets inattendus. Ainsi, dans les villes qui accueillent des rencontres, les tarifs de location saisonnière ont augmenté de 54 % en moyenne pendant la durée de la compétition. La flambée la plus forte est enregistrée à Lille (+ 71 %), devant Toulouse (+ 60 %), Lyon (+ 53 %), Bordeaux (+ 52 %) et Saint-Denis (+ 31 %). Une fois n’est pas coutume, Paris se montre la plus sage avec une hausse cantonnée à 12 %.

Loi durcie. Le Gouvernement a dévoilé mi-avril son projet de loi « Egalité et citoyenneté ». Il  comprend notamment un renforcement de la loi Solidarité et rénovation urbaine (SRU), pour imposer aux communes de plus de 3.500 habitants de construire un minimum de 20% à 25% de logements sociaux. Quinze ans après l’adoption de cette loi, 1115 communes sont encore déficitaires, dont 223 ont fait l’objet d’un arrêté préfectoral de « carence » leur imposant des pénalités financières multipliées par 5 depuis janvier 2015. Par ailleurs, le projet de loi offre aux bailleurs sociaux la possibilité, au départ d’un locataire, les bailleurs sociaux de baisser ou augmenter un loyer afin de « mixer les locataires dans les immeubles », suivant leurs niveaux de revenus.

10 000 contributions. La consultation lancée, en février dernier, par un groupe de travail sénatorial sur la simplification du droit de l’urbanisme, de la construction et des sols, a enregistré plus de 10 000 contributions. Selon ses premiers résultats, les secteurs à simplifier en priorité sont liés à la connaissance et à l’accès au droit (17,46%), aux normes d’accessibilité ou de construction (12,45%), à l’évolution des documents d’urbanisme (11,71%), aux relations avec les services de l’État (10,57%), à l’articulation entre les documents d’urbanisme (9,23%) et aux questions relatives au patrimoine (9,17%).

Point d’étape. En attendant, le secrétariat d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat et de la Simplification a rappelé que l’effort se poursuit, soulignant dans son dernier bilan trimestriel qu’une grand partie des 90 mesures annoncées en février dernier étaient entrées en vigueur dans le domaine de l’aménagement et de la construction. Le délai de validité initial des permis de construire, permis d’aménager, permis de démolir et des décisions de non-opposition à une déclaration préalable a ainsi, par exemple, été porté de deux ans à trois ans en janvier dernier. A terme, le délai de validité des autorisations d’urbanisme pourra atteindre cinq ans. Par ailleurs, selon le secrétariat d’Etat, « lors de l’achat d’un logement neuf sur plan, le client peut désormais demander au promoteur la réalisation de travaux modificatifs par rapport au projet d’origine, pour adapter le logement à ses besoins et à ses goûts ».

photo-1464655646192-3cb2ace7a67e

Photo