1. En hausse. L’an dernier, le marché de la salle de bains a augmenté de 2,6%, à 1,4 milliard d’euros. D’après les chiffres communiqués par l’Association française des industries de la salle de bains (Afisb), tous les segments sont repartis à la hausse : céramique, baignoires, robinetterie, meubles… Seule la balnéo marque le pas, avec une baisse de 13,2 %. Ainsi, avant de réaliser les travaux, plus de 40% des clients commencent par visiter des points de vente de distributeurs. Mais ils sont presque aussi nombreux (38,2 %) à se renseigner sur Internet. Mais l’achat en ligne reste marginal : il ne représentait en 2016 que 7 % des transactions.

2. Réinventer Paris (suite). La mairie de Paris a dévoilé les 34 sites retenus pour l’appel à projets « Réinventer Paris 2 ». Cette deuxième phase est centrée sur les sous-sols de la capitale. Parmi les sites retenus, on trouve cinq tunnels, trois parcs de stationnement, deux espaces aquatiques, cinq sous-sols inutilisés, quatre stations RATP dont trois stations « fantômes », quatre bâtiments patrimoniaux, un ancien garage Renault, l’ancien musée de la Libération, deux sites industriels, trois sites périphériques, l’Esplanade des Invalides et aussi la gare des Gobelins, pour une surface totale estimée entre 100 000 et 150 000 m². Les dossiers de candidature doivent être déposés avant le 15 novembre prochain ; une première sélection sera effectuée en début d’année prochaine et les résultats définitifs seront connus à l’automne 2018.

3. Progression continue. Les énergies renouvelables représentent désormais près du cinquième (19 %) de la consommation d’électricité en France. La puissance totale des renouvelables, essentiellement photovoltaïque et surtout éolien, s’est établie à 46,4 GW sur les 12 derniers mois, soit 90 %es objectifs fixés pour 2018 par la Programmation pluriannuelle de l’énergie.

4. Des hauts et des bas. Le chiffre d’affaires des ascensoristes a légèrement baissé en 2016 (-3 %), pour s’établir à 2,23 milliards d’euros. Mais ce résultat masque une réalité très contrastée : la modernisation du parc existant a décroché, affichant une chute de 10,1 %, à 195 millions d’euros, alors que les ventes dans le neuf ont augmenté de 7 %. Selon les chiffres de la Fédération française des ascenseurs, 12 300 appareils neufs ont été vendus. Les effectifs de la profession ont légèrement diminué, passant de 16 700 à 16 300.

5. Sortie de crise ? Pour la troisième année consécutive, les résultats de la construction bois ont été mauvais en 2016, avec un chiffre global de 1,683 milliard d’euros, soit 11 % de moins qu’en 2014. Explication avancée par les professionnels du secteur : le redémarrage du neuf s’est surtout caractérisé par le retour des primo-accédants, segment sur lequel l’ossature bois est peu présente. Toutefois, la conjoncture pourrait changer. Selon l’Union des métiers du bois, près de 30% des entreprises interrogées prévoient d’investir à court terme, et 40% prévoient d’embaucher.

6. Douze propositions. La politique immobilière de l’Etat s’essouffle, avec notamment un entretien insuffisant des bâtiments publics. C’est ce qui ressort d’un rapport récemment publié par deux sénateurs. Onze ans après la création de France Domaine, le texte souligne quand même que des progrès importants ont été réalisés pour « le recensement du parc, la rationalisation des implantations et les cessions ». Plus de 7 milliards d’euros ont ainsi été tirés des ventes depuis 2005. Pour améliorer encore  l’efficacité de cette politique, les deux sénateurs formulent une douzaine de propositions, comme demander à des professionnels privés agréés d’évaluer les biens de l’Etat ou centraliser le montage des contrats complexes pour mieux prendre en considération leurs conséquences financières à long terme.

7. Flop. L’Agence Qualité Construction (AQC) a publié le palmarès des désordres les plus fréquents et les plus onéreux répertoriés dans sa base de données. Le classement a d’ailleurs connu un changement notable : les revêtements de sols intérieurs, en particulier les carrelages, sont devenus les premières sources de problèmes, tant en nombre qu’en coût. Leur progression a été forte : +11,2 % entre 2014-2016. Les désordres pris en compte sont ceux qui font l’objet d’une déclaration de sinistre à caractère décennal et dont le coût de réparation se situe entre 762 et 250.000 euros HT.

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